Déménager avec son animal
Déménager à l’étranger avec son chien : le guide complet
Le délai ne dépend pas de la distance mais du pays d’arrivée : quelques semaines suffisent pour la Suisse ou l’Allemagne, il en faut sept ou huit mois pour le Japon ou l’Australie. Ce guide part de la date du déménagement et remonte le temps, étape par étape, du premier rendez-vous chez le vétérinaire à l’arrivée.
Mis à jour le · sources officielles en bas de page
Le formulaire de demande de devis est pour l’instant en anglais ; vous pouvez y écrire en français.
D’abord, situer la destination
Avant toute réservation, classez votre destination dans l’une de ces trois familles. C’est elle qui fixe la date à laquelle tout doit commencer.
| Destination | Ce qui est demandé | Délai réaliste |
|---|---|---|
| Union européenne, Suisse et pays assimilés | Puce, vaccin antirabique valide, passeport européen ; traitement contre le ténia pour un chien qui va en Irlande, à Malte, en Finlande, en Irlande du Nord ou en Norvège | Quelques semaines (21 jours après une primovaccination) |
| Pays aux exigences légères pour un chien venant de France | Exemple : les États-Unis demandent un chien d’au moins 6 mois et un formulaire en ligne gratuit des CDC | Quelques semaines, selon la compagnie et l’âge du chien |
| Pays à réglementation stricte | Titrage antirabique, délai d’attente, permis d’importation, certificat officiel, parfois quarantaine. Exemples : Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Singapour | 4 mois (Singapour) à 7 ou 8 mois (Japon, Australie, Nouvelle-Zélande) |
Quelques repères relevés auprès des autorités de ces pays :
- Japon : la France n’est pas une « région désignée ». Il faut au moins deux vaccins antirabiques, un titrage dans un laboratoire agréé par le Japon, puis attendre au moins 180 jours entre la prise de sang et l’arrivée. L’arrivée doit être notifiée au moins 40 jours à l’avance.
- Australie : la France est dans le groupe 3. Titrage, puis 180 jours d’attente comptés à partir de la réception de l’échantillon par le laboratoire, permis d’importation, arrivée en fret à Melbourne et quarantaine d’au moins 10 jours (30 jours sans le contrôle d’identité préalable). Le ministère australien conseille de prévoir « au moins 6 mois ».
- Nouvelle-Zélande : titrage fait entre 3 et 12 mois avant l’envoi, permis à demander au moins 30 jours ouvrés à l’avance, arrivée en fret à Auckland ou Christchurch et quarantaine d’au moins 10 jours.
- Singapour : titrage fait au moins 90 jours et au plus 12 mois avant l’export, licence d’importation valable 90 jours, dédouanement par un agent agréé par les autorités vétérinaires singapouriennes.
Ces règles changent : nous les revérifions sur le site de l’autorité au moment de préparer votre dossier. La page partir à l’étranger avec son animal rassemble les règles de départ depuis la France.
Le calendrier, à rebours depuis la date du déménagement
Ce calendrier correspond à une destination stricte. Pour un pays de l’Union européenne, seules les dernières étapes vous concernent.
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Vérifier les règles et le chien 8 à 12 mois avant
Règles du pays d’arrivée, races interdites, âge minimal. Chez le vétérinaire : lecture de la puce, date du vaccin antirabique et validité. La puce doit toujours précéder le vaccin ; un rappel fait après l’expiration du précédent compte comme une nouvelle primovaccination.
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Vaccins et titrage 7 à 8 mois avant
Second vaccin si la destination l’exige, contrôle d’identité officiel préalable pour l’Australie, puis prise de sang envoyée à un laboratoire agréé. C’est cette date qui déclenche les délais d’attente de 90 ou 180 jours.
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Permis, quarantaine, choix du transport 4 à 6 mois avant
Demande de permis d’importation, réservation de la place en quarantaine quand elle est imposée, choix entre cabine, soute et fret selon ce que la destination accepte. Achat de la caisse et début de l’habituation.
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Réservation du vol 2 à 3 mois avant
Itinéraire, correspondances, aéroport d’arrivée autorisé. Notification préalable de l’arrivée quand elle est exigée (40 jours au moins pour le Japon).
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Rendez-vous pour la certification officielle au moins 15 jours avant
Quand le pays d’arrivée impose un certificat signé par les services vétérinaires officiels, la DDPP de Paris demande que le rendez-vous soit pris au moins 15 jours avant le départ. Ailleurs, contactez la DD(ETS)PP du département où vit le chien.
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Examen et certificat 2 à 10 jours avant
Chaque pays fixe sa fenêtre : examen clinique dans les 10 jours avant l’embarquement pour le Japon, certificat daté de 7 jours au plus pour Singapour, examen dans les 2 jours avant l’envoi pour la Nouvelle-Zélande. Traitements antiparasitaires aux dates prévues.
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Départ jour J
Documents originaux avec le chien, copie avec vous. Caisse étiquetée, eau accessible de l’extérieur.
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Arrivée après le vol
Contrôle vétérinaire, quarantaine éventuelle, enregistrements locaux. Gardez tous les originaux : ils serviront pour un retour.
Côté français : vétérinaire, passeport et certificat
Pour quitter la France, trois documents entrent en jeu.
- Le passeport européen pour animal de compagnie, délivré par un vétérinaire habilité, avec la puce et le vaccin antirabique. Il suffit dans l’Union européenne et reste précieux pour le retour.
- Le certificat sanitaire du pays d’arrivée. Le droit européen n’harmonise pas les certificats d’export vers les pays tiers : c’est la destination qui fixe le modèle et les mentions. Les modèles sont consultables sur le portail public Expadon 2 du ministère de l’Agriculture.
- La certification officielle, quand la destination l’impose. Le vétérinaire habilité fait l’examen et remplit le certificat, puis la DD(ETS)PP du département le signe ou le vise. La DDPP de Paris conseille de consulter un vétérinaire habilité 3 à 6 mois avant le voyage, car certains tests demandent du temps.
Service-public.gouv.fr recommande en outre de se renseigner auprès de l’ambassade ou du consulat du pays de destination, et auprès de la DDPP pour les conditions de retour en France. Le détail des documents est présenté sur notre page documents vétérinaires.
Faire le titrage en France avant de partir
Le titrage des anticorps antirabiques vérifie, par une prise de sang, que le vaccin a bien protégé le chien (résultat d’au moins 0,5 UI/ml). En France, trois laboratoires figurent sur la liste officielle : l’Anses à Nancy, le Laboratoire départemental 31 et INOVALYS au Mans. Les délais et les pièges sont détaillés dans notre article sur le vaccin antirabique et le titrage.
Ce que prévoit la réglementation
Pour revenir dans l’Union européenne depuis un pays qui ne figure pas sur la liste européenne (Corée du Sud, Chine, Turquie, Thaïlande, Maroc, entre autres), un titrage est exigé, avec un délai de 3 mois entre la prise de sang et la délivrance du certificat. Si le titrage a été fait dans l’UE avant le départ et inscrit dans le passeport, ce délai de 3 mois ne s’applique pas au retour d’un séjour à l’étranger.
Ce que nous conseillons
Faites le titrage en France avant de partir, même vers un pays qui ne l’exige pas, et faites-le inscrire dans le passeport. La DGAL précise que le résultat reste valable toute la vie de l’animal, tant que la vaccination antirabique est maintenue sans interruption. Notez chaque date de rappel.
Séjour ou installation ? Le passeport européen sert au retour d’un propriétaire qui réside toujours dans l’UE. Si vous vous installez durablement hors de l’Union, votre chien sera traité au retour comme un animal venant de ce pays, avec un certificat sanitaire. Un rappel ou un titrage fait à l’étranger impose aussi ce certificat.
Races : les deux réglementations comptent
Chaque pays a sa propre liste de chiens interdits ou soumis à conditions, sans rapport avec les catégories françaises. L’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour interdisent par exemple le dogue argentin, le fila brasileiro ou le tosa ; Singapour y ajoute notamment le staffordshire bull terrier et l’akita, qui ne sont pas classés en France.
Côté français, le ministère de l’Agriculture rappelle que les chiens de 1re catégorie sont interdits d’introduction en France, y compris en transit, et que l’avion leur est interdit. Pour les chiens de 2e catégorie, il indique que l’avion est possible uniquement sur les vols Air France et les vols de fret. Pensez au retour avant le départ.
La caisse de transport : la choisir et y habituer le chien
En soute comme en fret, la caisse doit répondre à la norme de l’IATA (Container Requirement 1) : le chien doit pouvoir s’y tenir debout, s’asseoir droit, se coucher dans une position naturelle et se retourner. La caisse se calcule à partir de ses mesures ; les races à museau court demandent une caisse 10 % plus grande. Voir notre page caisse de transport avion.
Nous conseillons de l’installer à la maison plusieurs semaines avant le vol, porte ouverte, avec une couverture qui porte l’odeur de la maison : repas dans la caisse, puis courtes périodes porte fermée, puis plus longues. L’IATA déconseille la tranquillisation et la sédation, sauf sous direction vétérinaire. Parlez-en à votre vétérinaire plutôt que de prévoir un calmant.
Choisir le vol
Trois modes existent : la cabine pour les petits chiens, la soute (bagage accompagné) et le fret, comparés dans notre article cabine, soute ou fret. Le choix ne dépend pas que de vous :
- La destination peut imposer le fret. L’Australie et la Nouvelle-Zélande exigent que le chien arrive en fret (« manifested cargo »), sur des aéroports précis.
- Chaque compagnie a ses conditions : poids en cabine, races à museau court, itinéraires, tarifs. L’IATA rappelle que certaines compagnies n’acceptent les animaux en fret que par un transitaire. Nous lisons les conditions de la compagnie pour votre vol au moment de réserver.
- Les correspondances allongent le trajet et ajoutent des manipulations ; chaque pays traversé peut avoir ses règles de transit.
- Les jours et les saisons. L’IATA conseille, pour un envoi en fret, de vérifier que le terminal est ouvert et de privilégier les jours de semaine. La chaleur ou le froid au sol peuvent limiter les options.
Nos pages fret aérien et transport international de chien détaillent ce que nous organisons.
À l’arrivée
Le chien est contrôlé par les autorités du pays : lecture de la puce, vérification des documents, puis libération ou quarantaine. Au Japon, un chien en règle est libéré dans les 12 heures ; en Australie et en Nouvelle-Zélande, la quarantaine dure au moins 10 jours. Un document non conforme peut entraîner une immobilisation prolongée ou le renvoi de l’animal : au Japon, la période d’attente manquante se passe en quarantaine. Prévoyez ensuite les démarches locales (enregistrement, licence) et un vétérinaire sur place. Pour une installation en Suisse, voir notre guide France ⇄ Suisse.
Questions fréquentes
Combien de temps à l’avance faut-il commencer ?
Quelques semaines pour un pays de l’Union européenne, environ 4 mois pour Singapour, 7 à 8 mois pour le Japon, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Le point de départ est la prise de sang du titrage.
Mon chien peut-il voyager sans moi ?
Oui, en fret, à condition que la destination et la compagnie l’acceptent. Certaines destinations imposent même le fret. Pour un retour dans l’Union européenne, le chien doit voyager dans les 5 jours avant ou après son propriétaire, avec une personne autorisée par écrit, faute de quoi les règles commerciales s’appliquent.
Le passeport européen suffit-il pour partir hors de l’UE ?
Rarement. Le pays d’arrivée exige en général son propre certificat sanitaire. Le passeport reste utile pour prouver la puce, les vaccins et le titrage, et pour revenir.
Peut-on raccourcir une quarantaine ?
Seulement dans les cas prévus par le pays. En Australie, le contrôle d’identité officiel fait avant la prise de sang ramène la quarantaine de 30 à 10 jours au minimum.
Sources officielles
Les règles ci-dessus proviennent des textes et pages des autorités suivantes. Dernière vérification : .
- Règlement délégué (UE) 2026/131 — mouvements non commerciaux d’animaux de compagnie (art. 11, 14, 17, 20)
- Règlement d’exécution (UE) 2026/636 — listes de pays tiers (annexes I et II)
- Commission européenne — Faire entrer un animal de compagnie dans l’UE depuis un pays tiers
- Commission européenne — Questions fréquentes sur les chiens, chats et furets
- DGAL — Note d’information « Importation non commerciale d’animaux de compagnie en provenance de pays tiers » (mise à jour juin 2026)
- DDPP de Paris — Rendez-vous pour une certification vétérinaire imposée par le pays de destination
- Service-public.gouv.fr — Voyager à l’étranger avec son animal de compagnie (F21374)
- Expadon 2 — portail InfoCom (modèles de certificats à l’exportation)
- Ministère de l’Agriculture — Les chiens de catégorie 1 et 2 et les chiens dangereux
- Ministère de l’Agriculture — Liste des laboratoires agréés pour le titrage des anticorps antirabiques (V17, 20/11/2025)
- CDC — Dogs from dog rabies-free or low-risk countries
- MAFF Animal Quarantine Service — Import of dogs and cats into Japan from non-designated regions
- AVS (NParks) — Importing dogs and cats into Singapore
- DAFF — Bringing a dog to Australia from a Group 3 country
- MPI — Import Health Standard: Cats and Dogs 2026
- IATA — Container Requirement 1, Live Animals Regulations, 52e édition (janvier 2026)
- IATA — Traveler’s Pet Corner
La réglementation évolue. Avant toute réservation, nous reconfirmons chaque exigence auprès des autorités, de la compagnie aérienne et du vétérinaire pour votre animal et votre itinéraire.
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