FranceNouvelle-Zélande

Déménager avec son chien ou son chat entre la France et la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande classe la France en catégorie 3 et applique depuis le 1er juillet 2026 une nouvelle norme d’importation pour les chiens et les chats. Contrôle d’identité avant le titrage, primovaccination antirabique au moins six mois avant le départ, test de leishmaniose, arrivée en fret à Auckland ou Christchurch, puis au moins dix jours de quarantaine : comptez sept à huit mois. Dans l’autre sens, la France n’exige pas de titrage.

Mis à jour le · sources officielles en bas de page

Le formulaire de demande de devis est pour l’instant en anglais ; vous pouvez y écrire en français.

L’essentiel en un coup d’œil

PointFrance → Nouvelle-ZélandeNouvelle-Zélande → France
ClassementFrance en catégorie 3 du MPINouvelle-Zélande à l’annexe II du règlement (UE) 2026/636
Titrage antirabiqueOui : prélèvement entre 3 et 12 mois avant l’envoi, après le contrôle d’identitéNon
AutorisationPermis d’importation, demandé au moins 30 jours ouvrés à l’avance, après réservation de la quarantaineCertificat d’export signé par un vétérinaire officiel du MPI
TestsLeishmaniose, leptospirose, Brucella canis, dirofilariose, Babesia gibsoni pour les chiens—
TransportFret manifesté, arrivée à Auckland ou Christchurch uniquementDépart d’Auckland, Wellington ou Christchurch
QuarantaineAu moins 10 jours dans une installation agréée par le MPIContrôle documentaire et d’identité par la douane à l’arrivée
Délai réaliste7 à 8 moisQuelques semaines pour un animal à jour

Nouvelle-Zélande → France

Venir de Nouvelle-Zélande en France avec son animal

La Nouvelle-Zélande figure à l’annexe II du règlement d’exécution (UE) 2026/636. Un chien ou un chat qui en arrive n’a pas besoin de titrage des anticorps antirabiques. Comme il n’existe pas de vol direct, vérifiez l’escale : si elle a lieu dans un pays qui ne figure ni à l’annexe I ni à l’annexe II, une déclaration signée doit attester que l’animal est resté dans l’avion ou dans la zone internationale de l’aéroport. Il faut en outre :

  • Une puce et un vaccin antirabique valide, la primovaccination datant d’au moins 21 jours le jour du voyage.
  • Le certificat sanitaire de l’Union européenne (modèle de l’annexe III du règlement 2026/705), signé par un vétérinaire officiel du MPI et daté de 10 jours au plus à l’entrée dans l’Union.
  • La déclaration écrite attestant que le déplacement n’est pas commercial.
  • Une arrivée par un point d’entrée des voyageurs et la présentation de l’animal à la douane.

La procédure d’export du MPI

Un animal ne peut quitter la Nouvelle-Zélande que par les aéroports d’Auckland, Wellington ou Christchurch. Il doit être identifié par une puce. Un vétérinaire enregistré en Nouvelle-Zélande prépare le dossier, puis un vétérinaire officiel du MPI (Ministry for Primary Industries) signe le certificat d’export ainsi que le certificat de bien-être animal à l’export (AWEC), exigé pour tout trajet de plus de 6 heures, à partir de 12 semaines d’âge. Le MPI publie ses exigences pour l’Union européenne dans un document dédié ; nous vérifions la version en vigueur au moment du départ.

Les règles françaises s’ajoutent. Les chiens de 1re catégorie sont interdits d’entrée en France, même en transit ; les chiens de 2e catégorie ne peuvent arriver par avion que sur un vol Air France ou en fret, et leur détention exige un permis délivré par la mairie. Un animal qui reste trois mois ou plus doit être enregistré à l’I-CAD dans les 7 jours. Voir importer un animal en France.

France → Nouvelle-Zélande

S’installer en Nouvelle-Zélande avec son chien ou son chat

Le MPI range la France, Monaco, La Réunion et les États de l’Union en catégorie 3 : pays où la rage est absente ou bien maîtrisée. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna sont en catégorie 2 (indemnes de rage), avec d’autres règles.

Quelle norme s’applique ?

Une nouvelle norme d’importation (Import Health Standard: Cats and Dogs 2026), publiée le 12 mai 2026, est en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Jusqu’au 1er avril 2027, un animal peut encore être préparé selon l’ancienne norme de 2021 ; pour toute arrivée à partir de cette date, c’est la norme de 2026 qui s’applique, avec ses contrôles d’identité exigés depuis le 1er octobre 2026. Vu les délais de préparation, cette page décrit la norme de 2026.

Le contrôle d’identité avant le titrage

Un vétérinaire officiel (en France, en principe celui de la DDPP ou de la DDETSPP : nous le vérifions pour votre cas) lit la puce et transmet le résultat directement au MPI. Deux cas :

  • Titrage fait entre 6 et 12 mois avant l’envoi : une lecture de la puce avant la prise de sang (le même jour est possible).
  • Titrage fait entre 3 et moins de 6 mois avant l’envoi : deux lectures, la première au moins 6 mois avant l’envoi.

Vaccin antirabique

L’animal doit avoir été vacciné à 12 semaines au moins, et le vaccin doit rester valide sans interruption. Point important de la norme de 2026 : une primovaccination doit avoir été faite au moins 6 mois avant l’envoi. Un jeune animal vacciné pour la première fois juste avant le départ ne peut donc pas partir.

Tests et traitements des chiens

  • Leishmania infantum : test dans les 30 jours avant l’envoi. Seule l’Australie est reconnue indemne : pas de dispense pour la France.
  • Leptospirose : test MAT dans les 30 jours.
  • Brucella canis pour les chiens non stérilisés, Babesia gibsoni et dirofilariose : exigences prévues par la norme, chacune avec ses propres délais.
  • Angiostrongylus : traitement.
  • Parasites externes : deux traitements, le dernier dans les 16 jours avant l’envoi.
  • Parasites internes : deux traitements, l’un dans les 30 jours, l’autre dans les 5 jours avant l’envoi.

Pour les chats : un traitement contre les parasites externes dans les 16 jours et deux traitements contre les parasites internes, en plus de la rage, du titrage et du contrôle d’identité.

Permis, examen final et quarantaine

La quarantaine se réserve d’abord, dans une installation agréée par le MPI : le permis ne peut pas être délivré sans elle. Le permis se demande ensuite au moins 30 jours ouvrés avant l’arrivée. L’examen final a lieu dans les 2 jours avant l’envoi, et le vétérinaire officiel signe ou vise le certificat. À l’arrivée, l’animal passe au moins 10 jours en quarantaine, avec une inspection par un vétérinaire du MPI à l’arrivée et à la fin du séjour.

Chiens interdits

La loi néo-zélandaise sur les chiens (Dog Control Act 1996) interdit l’importation du fila brasileiro, du dogue argentin, du tosa japonais, du presa canario et de l’american pit-bull terrier.

Identification et vaccination

La puce, conforme à la norme ISO, doit être lisible à chaque étape : c’est elle que le vétérinaire officiel contrôle avant le titrage. Le vaccin antirabique est fait à 12 semaines au moins ; pour la Nouvelle-Zélande, la primovaccination doit dater d’au moins 6 mois le jour de l’envoi et la protection ne doit jamais s’interrompre. Pour un chiot, cela repousse le départ à 9 mois environ au plus tôt.

Pour le retour en France, la règle européenne habituelle s’applique : puce posée avant ou le jour du vaccin, primovaccination d’au moins 21 jours, ou rappel fait pendant la validité du précédent.

Documents à préparer

  • Depuis la France : rapport du contrôle d’identité transmis au MPI ; rapport du laboratoire de titrage ; confirmation de la réservation en quarantaine ; permis d’importation ; résultats des tests et preuves des traitements ; certificat sanitaire signé ou visé par le vétérinaire officiel dans les 2 jours avant l’envoi ; lettre de transport aérien.
  • Depuis la Nouvelle-Zélande : certificat sanitaire de l’Union européenne et certificat AWEC signés par le vétérinaire officiel du MPI ; déclaration non commerciale ; preuve du vaccin antirabique ; déclaration de transit si l’escale a lieu dans un pays non listé ; preuve du voyage du propriétaire dans les 5 jours avant ou après l’animal.

Pour le détail des certificats et des visas, voir documents vétérinaires.

Titrage des anticorps antirabiques

Vers la Nouvelle-Zélande, le prélèvement se fait entre 3 et 12 mois avant l’envoi, après le contrôle d’identité (ou le même jour), et le résultat doit atteindre au moins 0,5 UI/ml. La norme accepte notamment un laboratoire d’un pays de catégorie 1, 2 ou 3 agréé par son autorité compétente ou par la Commission européenne pour le titrage antirabique. En France, la liste officielle compte trois laboratoires : l’Anses de Nancy (Malzéville), le Laboratoire départemental 31 (Launaguet) et INOVALYS (Le Mans). N’utilisez pas un laboratoire qui ne figure plus sur cette liste.

Choisir la date du prélèvement est un arbitrage : entre 6 et 12 mois avant l’envoi, une seule lecture de puce suffit ; plus tard, il en faut deux, dont une au moins 6 mois avant l’envoi.

Vers la France, aucun titrage n’est demandé à un animal qui arrive de Nouvelle-Zélande.

Calendrier type (France → Nouvelle-Zélande)

  1. Vérifier race, puce et historique vaccinal 8 mois avant

    Primovaccination antirabique faite au moins 6 mois avant l’envoi, sinon la faire tout de suite.

  2. Contrôle d’identité et prise de sang 6 à 12 mois avant

    Lecture de la puce par le vétérinaire officiel, puis prélèvement (le même jour possible).

  3. Réservation de la quarantaine dès que possible

    Le permis ne peut pas être délivré sans elle.

  4. Permis d’importation au moins 30 jours ouvrés avant

    Puis réservation du fret vers Auckland ou Christchurch.

  5. Tests et traitements dans les 30 jours avant

    Leishmaniose, leptospirose et autres tests pour les chiens ; antiparasitaires.

  6. Examen final et visa officiel dans les 2 jours avant

    Le rendez-vous à la DDPP se cale sur le vol.

  7. Arrivée et quarantaine 10 jours au moins

    Inspection par le MPI à l’arrivée et à la sortie.

Modes de transport

La norme est claire : l’animal arrive en Nouvelle-Zélande en fret manifesté, uniquement à Auckland ou Christchurch. Il ne voyage ni en cabine, ni comme bagage enregistré. Il n’existe pas de vol sans escale entre la France et la Nouvelle-Zélande : l’itinéraire comporte au moins une escale, et la norme encadre strictement les transits et les transbordements. Nous construisons l’itinéraire en conséquence avec un transitaire.

À titre d’exemple, Singapore Airlines indique ne pas accepter d’animaux comme bagage enregistré à destination ou au départ de la Nouvelle-Zélande (ni de l’Australie). Les règles de chaque compagnie sur le fret d’animaux sont vérifiées pour votre dossier. Voir le transport en fret aérien et les caisses de transport.

Aéroports et contrôles

En Nouvelle-Zélande, deux aéroports d’arrivée seulement : Auckland et Christchurch. L’animal rejoint ensuite l’installation de quarantaine agréée réservée avant la demande de permis. Pour un départ vers la France, trois aéroports sont possibles : Auckland, Wellington et Christchurch.

En France, l’animal entre par un point d’entrée des voyageurs (Paris-Charles de Gaulle, par exemple). Vous le déclarez et présentez son certificat à la douane, qui contrôle les documents et la puce ; aucun rendez-vous n’est à prendre. En cas de non-conformité, l’animal peut être isolé, renvoyé ou, en dernier recours, euthanasié, aux frais du propriétaire.

Ce qui fait varier le coût

Le MPI facture le permis d’importation et l’inspection vétérinaire à l’arrivée, et la quarantaine est facturée par chaque installation selon ses propres tarifs. La page tarifaire du MPI que nous avons pu lire datait de juillet 2025 et a pu être révisée : nous vous communiquons les montants en vigueur au moment du devis. Au départ de Nouvelle-Zélande, le MPI facture aussi la certification d’export.

Les autres postes n’ont pas de tarif officiel publié : le titrage et les tests, les visites chez le vétérinaire, la certification par la DDPP, la caisse et le fret avec escale jusqu’à Auckland ou Christchurch. Notre devis présente chaque poste séparément.

Erreurs fréquentes

  • Préparer l’animal selon l’ancienne norme de 2021 pour une arrivée après le 1er avril 2027.
  • Faire la prise de sang sans contrôle d’identité préalable par le vétérinaire officiel.
  • Faire la première vaccination antirabique moins de 6 mois avant l’envoi.
  • Demander le permis avant d’avoir réservé la quarantaine.
  • Prévoir une arrivée ailleurs qu’à Auckland ou Christchurch, ou autrement qu’en fret manifesté.
  • Oublier le test de leishmaniose : aucune dispense pour un chien venant de France.

Questions fréquentes

Combien de temps dure la quarantaine en Nouvelle-Zélande ?

Au moins 10 jours dans une installation agréée par le MPI, avec une inspection vétérinaire à l’arrivée et à la fin.

Mon chiot de 4 mois peut-il partir avec nous ?

Pas tout de suite : selon la norme de 2026, la primovaccination antirabique doit avoir été faite au moins 6 mois avant l’envoi, et elle ne se fait pas avant 12 semaines.

Mon chat peut-il voyager avec moi dans l’avion ?

Non. Vers la Nouvelle-Zélande, chiens et chats voyagent en fret manifesté.

Faut-il un titrage pour revenir de Nouvelle-Zélande en France ?

Non. La Nouvelle-Zélande figure à l’annexe II de la liste européenne. Il faut en revanche le certificat sanitaire de l’Union européenne signé par un vétérinaire officiel du MPI, et une déclaration de transit si l’escale a lieu dans un pays non listé.

Le passage par l’Australie simplifie-t-il les choses ?

Les règles diffèrent selon le pays d’où l’animal arrive en Nouvelle-Zélande. Un séjour préalable en Australie est un projet à part entière, avec sa propre quarantaine : voir France ⇄ Australie.

Vous préférez être accompagné ?

Sur cet itinéraire, nous pouvons prendre en charge :

  • Vérifier l’historique vaccinal, la puce et la race au regard de la norme de 2026
  • Planifier contrôle d’identité, titrage, tests et rendez-vous à la DDPP
  • Réserver la quarantaine, préparer avec vous la demande de permis
  • Organiser le fret vers Auckland ou Christchurch par un transitaire, selon les disponibilités

Certaines prestations (transport routier, accueil à l’arrivée) passent par des partenaires et dépendent des disponibilités : chaque devis précise qui fait quoi.

Sources officielles

Les règles ci-dessus proviennent des textes et pages des autorités suivantes. Dernière vérification : .

La réglementation évolue. Avant toute réservation, nous reconfirmons chaque exigence auprès des autorités, de la compagnie aérienne et du vétérinaire pour votre animal et votre itinéraire.

Autres destinations : Océanie

Un départ pour la Nouvelle-Zélande ou un retour en France en vue ?

Indiquez-nous l’espèce, la race et le poids de votre animal, la date de sa première vaccination antirabique et la date envisagée : nous vérifions les règles et vous envoyons un devis détaillé.

Le formulaire de demande de devis est pour l’instant en anglais ; vous pouvez y écrire en français.