Déménager avec son animal
Déménager avec son animal des États-Unis vers la France
Faire venir un chien ou un chat des États-Unis en France ne demande pas de titrage antirabique. Tout se joue sur les papiers et le calendrier : une puce et un vaccin dans le bon ordre, un certificat sanitaire européen rempli par un vétérinaire accrédité, puis visé par l’USDA dans les 10 jours qui précèdent l’arrivée. Voici les étapes, dans l’ordre, côté américain.
Mis à jour le · sources officielles en bas de page
Le formulaire de demande de devis est pour l’instant en anglais ; vous pouvez y écrire en français.
Les étapes en bref
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Vérifier que l’animal peut venir dès que le projet se précise
Âge, race, nombre d’animaux, voyage avec vous ou avec une personne autorisée.
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Puce ISO, puis vaccin antirabique au moins 21 jours avant le départ
Dans cet ordre, avec un vaccin en cours de validité le jour du voyage.
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Réserver le vol de l’animal avant de fixer les rendez-vous
La date d’arrivée commande tout le reste du calendrier.
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Vétérinaire accrédité et certificat dans VEHCS peu avant le visa
Nouveau modèle européen, en français et en anglais.
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Visa de l’USDA 10 jours au plus avant l’arrivée
L’original signé à l’encre voyage avec l’animal, avec votre déclaration signée.
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Arrivée, douane, puis I-CAD dans les 7 jours
Pour un séjour de 3 mois ou plus.
Cet article suit le sens États-Unis → France. Pour une vue d’ensemble des deux sens, y compris le départ de France vers les États-Unis, voir notre guide France ⇄ États-Unis.
Avant de commencer : votre animal peut-il venir ?
Pour l’Union européenne, les États-Unis figurent à l’annexe II du règlement d’exécution (UE) 2026/636 : un animal qui arrive directement des États-Unis est dispensé de titrage des anticorps antirabiques. Quatre points sont pourtant à vérifier avant toute démarche :
- L’âge. Le vaccin antirabique se fait au plus tôt à 12 semaines et doit dater d’au moins 21 jours : un chiot ou un chaton ne peut pas entrer en France avant environ 15 semaines. Aucune dérogation n’existe pour les jeunes animaux venant d’un pays tiers.
- La race. Les chiens de 1re catégorie (chiens d’attaque sans pedigree reconnu, de type american staffordshire terrier, mastiff ou tosa) sont interdits d’entrée en France, même en transit. Un chien de 2e catégorie peut entrer avec la preuve de son inscription à un livre généalogique (sauf le rottweiler), puis il faudra un permis de détention délivré par la mairie. Pour un chat Bengal ou Savannah, gardez son pedigree ou son certificat de naissance : sans preuve de race, la DGAL le considère comme hybride, et son importation suppose un permis de la DREAL.
- Le nombre. Cinq animaux au maximum dans le cadre non commercial.
- Qui voyage. L’animal voyage avec vous, ou avec une personne que vous avez autorisée par écrit, dans les 5 jours avant ou après votre propre voyage. Au-delà, ou si l’animal est vendu, le déplacement devient commercial et suit d’autres règles.
Pour les règles propres aux chiens et aux chats, voir faire venir son chien en France et faire venir son chat en France.
Étape 1 : la puce électronique ISO
L’Union européenne exige une puce conforme à la norme ISO (ou un tatouage clairement lisible réalisé avant le 3 juillet 2011). Beaucoup d’animaux américains portent une puce d’une autre norme. Dans ce cas, l’USDA indique deux solutions : voyager avec votre propre lecteur, capable de lire cette puce, ou faire poser une seconde puce ISO et inscrire les deux numéros sur le certificat.
La puce doit être posée et lue avant le vaccin antirabique. Un vaccin fait avant la pose de la puce n’est pas reconnu : il faudrait recommencer la vaccination et attendre de nouveau 21 jours.
Étape 2 : le vaccin antirabique
Le vaccin se fait à partir de 12 semaines, après la puce. Une primovaccination doit dater d’au moins 21 jours le jour du voyage ; un rappel fait avant l’expiration du vaccin précédent est valable immédiatement.
Le piège américain : la validité d’un an. L’USDA rappelle qu’une primovaccination antirabique faite aux États-Unis n’est valable qu’un an, même si les rappels suivants peuvent l’être plus longtemps. Un rappel fait ne serait-ce qu’un jour après l’expiration compte comme une nouvelle primovaccination : il faut alors attendre 21 jours avant de voyager. Vérifiez les dates sur les certificats avant de réserver.
Les règles européennes acceptent les vaccins inactivés ou recombinants, autorisés dans le pays où ils sont administrés. Gardez tous les certificats de vaccination antirabique depuis la pose de la puce : le vétérinaire en aura besoin pour remplir le certificat.
Étape 3 : réserver le vol de l’animal
Cela peut sembler prématuré, mais c’est la date d’arrivée qui fixe la fenêtre du visa de l’USDA. Réservez d’abord la place de l’animal, puis les rendez-vous. Les compagnies limitent le nombre d’animaux par vol et leurs règles changent souvent. Voici ce qu’elles publient sur leurs pages officielles, au 19 octobre 2026 :
- Air France : en cabine, chien ou chat de 8 kg maximum, sac compris (46 × 28 × 24 cm au plus), à partir de 15 semaines, à ajouter à la réservation au plus tard 48 heures avant le départ, et jamais en Business sur les vols intercontinentaux ; en soute jusqu’à 75 kg, caisse comprise, au plus tard 24 heures avant. Tarif entre les États-Unis et l’Europe : 200 USD en cabine, 600 USD en soute, par aller simple. Les animaux à museau court ne voyagent qu’en cabine, et les chiens de 1re catégorie sont refusés.
- Delta : animaux en cabine vers l’Union européenne à partir de 15 semaines, pour 200 USD par trajet, mais pas en Delta One, Delta Premium Select ni en classe affaires internationale. La soute et le fret sont réservés aux militaires et aux agents du Département d’État.
- American Airlines : pas d’animal en cabine sur les vols transatlantiques ; les autres animaux passent par son service de fret.
Une escale au Canada ou au Royaume-Uni ne change rien, ces pays étant listés. Si l’itinéraire passe par un pays non listé, vous signerez une déclaration de transit. Gardez à l’esprit que le contrôle se fera dans le premier aéroport de l’Union européenne : avec une escale à Francfort ou Amsterdam, c’est là qu’il aura lieu, et le certificat devra être rédigé dans la langue de ce pays et en anglais.
Étape 4 : le vétérinaire accrédité et le certificat européen
Les États-Unis ne délivrent pas de passeport européen : votre animal voyage avec un certificat sanitaire européen pour les déplacements non commerciaux. Il est rempli par un vétérinaire accrédité par l’USDA (ou un vétérinaire militaire qui remplit les conditions), après examen de l’animal, puis transmis à l’USDA par VEHCS, le système électronique de certification vétérinaire de l’APHIS.
Le nouveau modèle, obligatoire depuis le 1er octobre 2026
Depuis le 22 avril 2026, les règles européennes reposent sur le règlement délégué (UE) 2026/131, et le certificat suit un nouveau modèle, fixé par le règlement d’exécution (UE) 2026/705. L’USDA indique que les nouveaux certificats non commerciaux s’appliquent depuis le 1er octobre 2026. L’ancien modèle n’est accepté, jusqu’au 31 mars 2027, que s’il a été délivré avant cette date. Concrètement, tout certificat établi aujourd’hui doit suivre le nouveau modèle : vérifiez que votre vétérinaire utilise bien la version en vigueur.
Pour une arrivée directe en France, le certificat est rédigé en français et en anglais. Il indique la France comme premier État membre de destination.
Le délai entre le vétérinaire et l’USDA
L’USDA précise que le certificat est valable 30 jours après sa signature par le vétérinaire accrédité : c’est le délai dont vous disposez pour le faire viser. Ce n’est pas la validité à l’arrivée, qui est de 10 jours (étape suivante). En pratique, mieux vaut prévoir la visite chez le vétérinaire quelques jours seulement avant la date du visa.
Étape 5 : le visa de l’USDA dans les 10 jours
L’USDA APHIS doit viser le certificat dans les 10 jours qui précèdent l’arrivée de l’animal dans l’Union européenne. Le règlement européen fait courir ces 10 jours du visa jusqu’au contrôle au point d’entrée. L’USDA signe le certificat à l’encre et le tamponne en relief ; c’est cet original, et non une copie, qui voyage avec l’animal. Si vous le recevez par courrier, une étiquette de retour prépayée doit être fournie au moment de la demande.
Le barème de l’USDA (modifié le 18 juin 2026) est le suivant : 101 USD par certificat lorsqu’aucune analyse de laboratoire n’est nécessaire, quel que soit le nombre d’animaux sur le certificat ; avec une ou deux analyses, 160 USD pour le premier animal et 10 USD par animal supplémentaire. Les vaccins ne comptent pas comme des analyses. Les honoraires du vétérinaire accrédité s’ajoutent.
Après le contrôle en France, le certificat reste valable 6 mois pour circuler dans l’Union, ou jusqu’à l’expiration du vaccin antirabique si elle intervient avant.
Étape 6 : la déclaration du propriétaire
La dernière page du certificat est une déclaration écrite attestant que le déplacement n’a pas pour but la vente ni le transfert de propriété de l’animal. Elle doit être remplie et signée par le propriétaire ou par la personne désignée, et voyager avec l’animal.
Si quelqu’un d’autre que vous accompagne l’animal, joignez votre autorisation écrite et signée, au nom de cette personne. Elle devra voyager dans les 5 jours avant ou après vous, et vous pourrez être invité à présenter votre carte d’embarquement ou votre billet pour le prouver.
Étape 7 : l’arrivée en France
Un animal venant des États-Unis entre par un point d’entrée des voyageurs. Pour la France, la Commission européenne renvoie à la liste des points de passage frontaliers, qui comprend notamment Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Lyon-Saint-Exupéry, Nice-Côte d’Azur, Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac et Bordeaux-Mérignac.
À l’arrivée, vous devez déclarer et présenter votre animal aux douaniers, avant de quitter la zone internationale : la DGAL parle de « passer au filtre ». Il n’y a pas de rendez-vous à prendre. Les douaniers contrôlent le certificat, la puce et l’animal, et le certificat est systématiquement présenté pour visa. Préparez le certificat original, la déclaration, les certificats de vaccination et votre carte d’embarquement.
Si les conditions ne sont pas remplies, l’animal peut être réexpédié, placé en isolement ou, en dernier recours, euthanasié, aux frais du propriétaire. C’est pourquoi nous vérifions chaque pièce avant le départ. Voir aussi les aéroports français et importer un animal en France.
Étape 8 : après l’arrivée, l’I-CAD
Sauf pour un séjour de moins de trois mois, un chien, un chat ou un furet importé d’un pays tiers doit être enregistré dans le fichier national d’identification (I-CAD) dans les 7 jours. C’est un vétérinaire français qui enregistre les données ; il remet un certificat provisoire d’identification valable un mois. L’enregistrement est payant, au tarif affiché par le gestionnaire du fichier.
Une fois votre résidence établie en France, l’animal peut recevoir un passeport européen auprès d’un vétérinaire habilité : il vous servira pour vos voyages suivants dans l’Union. Pour un chien de 2e catégorie, pensez au permis de détention à demander à la mairie.
Vous rentrez en France avec un animal qui en était parti ?
Si votre animal vivait en France, a fait un séjour aux États-Unis et revient avec vous, il peut rentrer avec son passeport européen, sans certificat, à une condition : le vaccin antirabique inscrit dans le passeport avant le départ doit être encore valable au retour. Un vétérinaire américain ne peut pas inscrire un rappel dans ce passeport, et la DGAL précise qu’après un rappel fait à l’étranger, le passeport seul ne suffit plus. Si la vaccination européenne a expiré, suivez les étapes ci-dessus avec un certificat visé par l’USDA. Il en va de même si vous résidiez aux États-Unis : l’animal est alors considéré comme venant des États-Unis.
Les erreurs qui retardent un départ
- Un certificat de l’ancien modèle établi depuis le 1er octobre 2026.
- Un visa de l’USDA obtenu trop tôt, plus de 10 jours avant l’arrivée.
- Une puce posée après le vaccin, ou une puce non ISO sans lecteur ni seconde puce.
- Un rappel antirabique fait en retard, qui remet le compteur des 21 jours à zéro.
- Un certificat en français et en anglais alors que le premier aéroport européen est en Allemagne ou aux Pays-Bas.
- Un animal qui voyage plus de 5 jours avant ou après son propriétaire sans que le déplacement ait été organisé comme commercial.
Sources officielles
Les règles ci-dessus proviennent des textes et pages des autorités suivantes. Dernière vérification : .
- USDA APHIS — Pet Travel From the United States to France (1 September 2026)
- USDA APHIS — Cost to Endorse Your Pet's Health Certificate (18 June 2026)
- Règlement délégué (UE) 2026/131 — mouvements non commerciaux d’animaux de compagnie (art. 3, 4, 13, 14, 15, 17, 18, 19, 20)
- Règlement d’exécution (UE) 2026/636 — listes de pays tiers (annexe II : États-Unis)
- Règlement d’exécution (UE) 2026/705 — modèle de certificat sanitaire et déclarations (art. 6, annexes III et V)
- Règlement délégué (UE) 2026/133 — validité de la vaccination antirabique (annexe VII du règlement (UE) 2020/688)
- Douane française — Voyager ou venir en France avec mon animal de compagnie
- DGAL — Note d’information « Importation non commerciale d’animaux de compagnie en provenance de pays tiers » (juin 2026)
- Journal officiel de l’UE C 219 du 9 juin 2021 — points de passage frontaliers de la France
- Ministère de l’Agriculture — Les chiens de catégorie 1 et 2 et les chiens dangereux
- Arrêté du 9 novembre 2023 relatif à l’identification des chiens, chats et furets (art. 15)
- Air France — Voyager avec son animal
- Delta — Pet Travel Overview
- American Airlines — Pets
La réglementation évolue. Avant toute réservation, nous reconfirmons chaque exigence auprès des autorités, de la compagnie aérienne et du vétérinaire pour votre animal et votre itinéraire.
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